Tant qu’il y a du souffle dans le corps, il y a de la vie.
La vie commence au même moment que le souffle Par conséquent, régulez le souffle

                                                 Hatha Yoga Padipikā (Ch.2:S.3)

 Chez Ashtanga Yoga Montreux, les étudiants auront l’opportunité d’apprendre le Pranayama (le travail du souffle) l’une des branches les plus importantes du Yoga Ashtanga. Dans ce cours, les étudiants auront l’opportunité d’apprendre et d’explorer plus en profondeur:

  • L’anatomie de la respiration et la différence entre la respiration thoracique et la respiration ventrale
  • La respiration ujjayi, utilisée pendant la pratique des asanas et dans le pranayama
  • L’anatomie derrière le Mula bandha, l’Uddiyana bandha et le Jalandhara bandha, et la façon d’activer ces verrous d’énergie
  • Les kriyas

Les étudiants qui ont du temps apprendrons quelques exercices de Pranayama tels que :

  • Le Kapalabhati
  • Le Nadi Shodhana
  • Le Ujjayi Pranayama
  • Le Sheeta Li
  • Le Brahmari

DEFINITION ET OBJECTIF DU PRANAYAMA

Pranayama est un mot composé, composé de prana et ayama. Le terme prana peut vouloir dire respiration, mais il fait plus souvent référence à son équivalent subtil, le souffle de vie.  Ayama signifie extension. Pranayama signifie donc l’extension du souffle de vie. Même si étymologiquement « le control du prana » ou « la gestion du prana » ne peuvent pas traduire le mot pranayama (à cause du long a central), de nombreux auteurs traditionnels tels que Ramana Maharishi l’ont plus tard interprétés de la façon suivante:
« le yoga est devenu très populaire dans le monde, mais malheureusement cette popularité s’étend seulement aux asanas (postures). C’est allé si loin que les étudiants n’utilisent maintenant le mot yoga que pour faire référence aux asanas, et le pranayama est considéré comme une chose exotique et étrange. Cependant, dans la tradition du yoga, le pranayama a toujours été central et les asanas n’étaient vus que comme une préparation au pranayama. »  (Gregor Maehle)

« le yoga est devenu très populaire dans le monde, mais malheureusement cette popularité s’étend seulement aux asanas (postures). C’est allé si loin que les étudiants n’utilisent maintenant le mot yoga que pour faire référence aux asanas, et le pranayama est considéré comme une chose exotique et étrange. Cependant, dans la tradition du yoga, le pranayama a toujours été central et les asanas n’étaient vus que comme une préparation au pranayama. »  (Gregor Maehle)

Patanjali, l’auteur de Yoga Sutras nous offre plusieurs définitions du Pranayama. D’abord, il le décrit comme l’élimination de l’agitation et de la turbulence dans l’inspiration et l’expiration. (Yoga Sutra II.49) Le manque d’agitation et de turbulence dans le schéma respiratoire équivaut à un flot de pensée fluide, rendant la méditation possible.  Après que cela soit accompli, de nombreux kumbhakas (rétention de la respiration), tels que les suspensions internes, externes et à mi-chemin,sont pratiqués en considérant la concentration mentale, l’intervalle de temps et le comptage, jusqu’à ce que la respiration soit longue et subtile.   (Yoga Sutra II.50) Cette seconde définition clarifie le fait que Patanjali ne voyait pas seulement le pranayama comme une extension du prana en utilisant la respiration Ujjayi, mais aussi comme un vrai kumbhaka, avec sa longueur mesurée par un comptage, en adoptant une posture de méditation telles que la padmasana.
A travers la pratique du kumbhaka, le tamas (torpeur) et le rajas (frénésie) sont éliminés de l’esprit et le sattva (intelligence) originel transparaît. Une fois ces obstacles éliminés et l’état d’esprit originel restauré, le yogi sera maintenant prêt à pratiquer les branches intérieures, c’est à dire la haute pratique du yoga qu’est la méditation.